plage 342[quote]Voyage en extrême orient pour s’enivrer de parfums d’orchidées,

quête de temples perdus d’où s’élève la mélopée des bonzes, rêve de rizière émeraude gorgée de soleil…
Mais les mirages sont parfois éclairés au néon…

La baie d’Along, cet univers féerique sur des eaux dormantes…
La pollution y est telle qu’on n’y pêche plus guère le poisson ; on y plume le pigeon, activité plus rentable. Sur le pourtour de la baie, le rivage est une horreur, routes défoncées, exploitation du charbon à ciel ouvert, urbanisation anarchique, et des norias de camions et d’engins de chantier, des montagnes de gravats derrière les gaz d’échappement.

512 taudis avec TVLe lac Hoan Kiem, au cœur du vieil Hanoi, une page d’histoire du Vietnam ancestral…
A la surface glauque de l’eau, une couche épaisse, huileuse. Des bulles remontent depuis la vase du fond, elles n’éclatent pas, protégées par cette enveloppe visqueuse comme un œuf par sa coquille. On perçoit des bruissements sous la pellicule gluante, il y a de la vie dans le cloaque.

Parc National Ba Be, ses lacs préservés dans un écrin de forêt tropicale…
Pour accueillir les rares visiteurs, une foule d’employés dont quelques uns bredouillent l’Anglais. Ils boivent le thé, jouent aux cartes, s’agglutinent devant un immense écran télé. N’imaginez pas obtenir documentation ou informations pratiques, la fonction des employés se limite à facturer l’entrée du parc et vendre des services.
A l’extérieur, personne. Tout ce petit monde reste au frais. Des quantités de détritus attendent le balayeur providentiel, et les rares sentiers ne sont pas balisés.

N’allez pas penser que j’étais en dépression au Vietnam, mais si j’aime à faire dans le lyrisme, je souhaite cependant rester objectif. Et tout développement trop rapide a sa face obscure.

Christian Vérot