Quand la musique live s’invite au festival :

Rythmes chaloupés et musique ensoleillée pour clore cette 40ème édition.

Après avoir suivi la chanteuse Lúcia de Carvalho dans le film « Kuzola, le chant des racines » programmé le dimanche après-midi dans le grand amphi, nous aurons la chance de l’applaudir sur scène, en trio, pour voyager cette fois en musique.

Un bouquet final chaleureux et optimiste à ne manquer sous aucun prétexte !


LE LIVE

Sur scène, Kuzola se vit comme un voyage au pays des émotions, d’histoires vécues ou entendues, de ressentis, de coups de gueule, d’envies de bonheur, de recherche d’harmonie…

Si elle reste fidèle à sa joie de vivre communicative, Lúcia a aussi gagné en consistance et en élégance. Que les mélodies soient sereines, enjouées ou franchement dynamiques et entêta tes, les textes sont porteurs de sens et racontent l’artiste et son histoire.

Lorsqu’elle monte sur scène, Lúcia de Carvalho est un bout de femme avec un sacré tempérament ! « Une énergie solaire !» lui dit-on. Solaire et rayonnante, oui, mais avec un je-ne-sais-quoi qui la relie à la terre. Tantôt plongée dans des souvenirs d’enfance, tantôt femme au poing levé, Lúcia chante, danse, joue de la percussion et vit chaque concert comme un rendez-vous avec son public, un prétexte que la vie crée pour réunir et échanger. Sa musique respire la fraîcheur, le voyage. Entre l’Angola, sa terre natale, le Brésil, musique du cœur et la France aux sonorités plus modernes, Lúcia nous livre une musique libre et et voyageuse mêlant avec audace rythmes du monde et musiques actuelles.

Quelques extraits ….


QUI EST LUCIA DE CARVALHO ?

Lúcia fait partie de ces gens qui ont transité d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une mère à l’autre. En 12 ans, elle a été propulsée dans 3 pays, des bras de sa mère biologique angolaise au dortoir d’un orphelinat à Lisbonne, pour être finalement adoptée par une famille Alsacienne.

En 1996, lorsque Lúcia (alors âgée de 16 ans) intègre Som Brasil, un groupe de musique traditionnelle brésilienne basé à Strasbourg, elle voit là une occasion de reprendre enfin le dessus sur son histoire. Pour la première fois de sa vie, elle se voit offrir la possibilité de rejoindre une troupe, de l’adopter à son tour en quelque sorte.

Une culture d’adoption qu’elle n’a pas choisie par hasard. Un modèle rassurant, familier par la langue (le portugais), et auquel elle se sent liée par des souvenirs qui remontent à l’enfance. Comme lorsqu’en Angola, avec sa mère et ses sœurs, elles reprenaient en cœur les chansons brésiliennes entendues à la radio.

Arrivée dans la troupe comme danseuse, on lui propose rapidement d’en devenir la chanteuse principale. Lúcia passe 10 ans à sillonner les routes en tournée avec le groupe, présentant un répertoire traditionnel et populaire au public français et international.

En 2009, Lúcia choisit de se lancer dans une carrière solo, en se forgeant un répertoire plus personnel. Sur une base de musique traditionnelle brésilienne, elle enrichit ses morceaux d’influences plus pop, funk ou reggae, héritées de son adolescence française.

Les années passent, les concerts s’enchainent et le public découvre une artiste solaire et attachante. Mais en coulisses, le besoin vital de se reconnecter avec l’Afrique de ses ancêtres se fait sentir. Il est temps pour Lúcia de prendre la route, et de remonter le fil de sa propre vie à l’occasion d’un nouvel album au sens tout particulier…



Ce concert a été possible avec l’aide technique de l’association Ciel! les Noctambules. Un grand Merci à elle.