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  • Eloge d’un art de voyager en voie de disparition


    Que ce soit bien clair : ce livre n’est pas un récit de voyage. C’est d’abord et avant tout un superbe roman sur l’amitié, l’amour et tous ces trucs-là, qui a été couronné par le Prix Femina 2019. Le narrateur, Sacha, la quarantaine, écrivain, décide sur un coup de tête de quitter Paris pour une petite ville du Sud. Et là, le hasard (mais existe-t-il vraiment, celui-là ?..) lui fait très vite rencontrer un ami perdu de vue depuis près de vingt ans, l’autostoppeur, que nous ne connaîtrons jamais que sous ce nom. Ils ont autrefois beaucoup voyagé ensemble, en stop justement. L’autostoppeur vit désormais dans la même ville, avec Marie (charmante) et leur fils. Peut-être un brin nostalgique, Sacha offre à son ami un petit livre du temps de leur jeunesse, retrouvé également par hasard, ‘’Autostop ! Guide pratique et humoristique de l’autostoppeur’’ (illustré par Sempé, eh oui), où l’auteur compare entre autres le stop à la pêche à la ligne : ‘’Même patience, même délicatesse dans le coup de poignet, même absence de brusquerie. Même joie dans les prises’’. Et il découvre, stupéfait, que l’autostoppeur n’a jamais vraiment cessé cette pratique. Il l’a juste espacée. ‘’Quand tu pars, c’est pour aller où ? […] – Paris. Lille. Brest. J’essaie de varier. – Mais tu as des choses à faire là-bas ? – Pas forcément. […] Je dis la vérité aux automobilistes : qu’en réalité, je me fiche un peu d’arriver où que ce soit. Que je fais ça pour le plaisir. […] J’imagine que ce doit être ça. Puisque j’y retourne. Puisque régulièrement ça me reprend : l’envie de repartir…’’ Il y a BlaBlaCar aujourd’hui, lui objecte-t-on souvent. Oui, ça fonctionne bien, mais non, ça n’est pas pareil : on a rendez-vous, c’est organisé. Fini le hasard, l’aléatoire !.. Et puis, quoiqu’on puisse en penser, les conditions sont favorables au stop aujourd’hui : voitures plus nombreuses, plus confortables, plus rapides, disparition presque totale de la concurrence ! L’autostoppeur photographie tous ses ‘’chauffeurs’’ avec un polaroïd, immortalisant ces brèves rencontres qui peuvent prendre plus de place dans la mémoire que de longues histoires. Je ne vais pas vous raconter tout le roman. Je vous dirai simplement qu’avec l’irruption de Sacha dans sa vie, l’autostoppeur va reprendre la route de plus en plus souvent, comme si son ami pouvait pallier son absence auprès de sa famille… Je disais que ce livre n’est pas un récit de voyage. C’est évident, mais c’est un livre merveilleux sur le besoin de voyage, de départ et sur un art de voyager en voie de disparition. (Une prochaine fois, il faudra que je vous parle d’un autre livre de Sylvain Prudhomme, ”Les Grands”, qui raconte la vie de musiciens plus ou moins retraités en Afrique. Quelques pages absolument magnifiques. On y reviendra.) ”Par les routes”, en livre de poche (le prix n’est pas indiqué sur la couverture, c’est juste un code barre : 9 782072 921667, si ça peut vous aider) Bonne lecture !


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  • EST-OUEST : Préambule


    EST-OUEST, un voyage de 11 mois… pour que le monde soit notre maison !


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  • Un carnet de voyage électronique, ça vous tente ?

    Image marketing Polarsteps

    “Si tu ne sais pas où tu vas, alors tout chemin t’y mènera !” disait Lewis Carroll. Mais si vous savez parfaitement où vous allez, que vous avez planifié votre voyage, et que vous avez tout simplement envie de le partager avec vos proches et vos amis c’est aussi possible !


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  • Curieux Plantigrade !

    Ours Yosemite

    Dans les régions boisées d’Amérique du nord, on rencontre facilement l’ours noir. Souvent, sa gourmandise légendaire le pousse à approcher les humains (…)


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  • Nord Ouest Vietnamien, ambiance du soir

    Etalage de viande au Vietnam

    (…) Plusieurs étalages de viande de porc s’offrent aux passants. Les gros morceaux bien gras ont l’air essoufflés, luisant dans la chaleur lourde. Ils tremblotent encore un peu quand une main vient les soupeser d’un geste gourmand et connaisseur (…)


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  • Syrie, souvenirs d’un pays disparu

    Syrienne portant son marché sur sa tête

    … Quelques jours avant notre départ de France nous apprenions que les visas pour ce pays nous étaient refusés. Nous avons dû alors abandonner l’idée de découvrir l’Ouzbékistan. Après l’Iran et une courte étape dans le sud-est de la Turquie, nous avons pris la route pour la Syrie et la Jordanie.


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  • Sous l’OEil de la Queue de Poisson (épisode 3/3)


    Après un aller et retour au camp de base de l’Annapurna, sous l’oeil omniprésent du Machapuchare, jours tranquilles à Pokhara et Kathmandu Pokhara est une ville agréable, presque balnéaire. Les bords du lac ont un petit air de plage où on déambule tranquillement le soir. La ville a été très fréquentée à l’époque “hippie” et il en reste quelque chose : de nombreux jeunes voyageurs s’y attardent toujours, de cours de yoga en cafés avec vue sur le lac.


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  • Du plaisir ou du bonheur?


    Julien Blanc-Gras est un drôle de type, pas prétentieux pour deux sous (’’Je représente un sept milliardième de l’humanité’’), c’est un bon point pour lui. Dans les premières pages de ‘’Touriste’’, il évoque le globe terrestre qui lui servait de nounours et le premier livre qu’il a ouvert : un atlas. On conviendra qu’il montrait des prédispositions au nomadisme (…)


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  • Sous l’OEil de la Queue de Poisson (épisode 2/3)


    Suite de l’épisode précédent : après être montés au camp de base de l’Annapurna, aussi incroyable que ça puisse paraître, nous en redescendons… Cette partie du trek se révèle encore plus agréable que la montée et le plaisir ne sera que brièvement tempéré par quelques averses plus ou moins violentes. Un petit aperçu en photos. Par beau temps, une (petite) noria d’hélicoptères amène au camp de base touristes chinois, américains, voire ouzbeks. C’est très bête mais ça fait marcher le commerce. Peut-être aussi que ça permet d’entretenir des hélicos qui servent aux secours en montagne. Qui sait?… En chemin, on retrouve certains lodges où on a fait halte à la montée (les gardiens sont très polyvalents…) et on est toujours plus ou moins sous l’oeil du Machapuchare Avril est un bon mois pour le Népal : peu de monde, rhododendrons en fleurs mais… (car il y a un mais) pluviosité parfois un peu gênante


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  • Vietnam, quand tu nous transportes…

    Famille à moto

    (…) Quand on a toujours manqué de voitures, de camions, mais que l’on dispose de réserves inépuisables de courage et d’ingéniosité, tout devient possible (…)


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